About this role
Rejoindre Mines Saint-Étienne , c’est s’engager dans une institution où la science et l’innovation bâtissent un avenir plus durable . Une école d’excellence où chacun a l’opportunité de révéler son plein potentiel et de contribuer à relever les défis de demain . Classée parmi les meilleures écoles d’ingénieurs en France et reconnue mondialement, notre école, membre de l’Institut Mines-Télécom, forme les talents de demain tout en contribuant activement à relever les grands défis industriels, numériques et environnementaux. Avec nous, vous intégrez une communauté de 500 collaborateurs, 2500 étudiants, et participez à un projet ambitieux : conjuguer excellence académique, recherche d’avant-garde et impact sociétal positif. L’Institut Mines-Télécom fédère les grandes écoles françaises autour des défis industriels majeurs, numériques, énergétiques et écologiques. Avec ses 8 Grandes Écoles publiques et 2 écoles filiales, il est le premier institut public dédié aux ingénieurs et managers. Ensemble, nous imaginons et construisons un avenir durable, en formant les acteurs qui façonneront les transitions de demain. Bienvenue dans l’univers des matériaux du futur ! Au centre Science des Matériaux et des Structures (SMS), rattaché au Laboratoire Georges Friedel (unité mixte de recherche CNRS), on décortique la matière pour mieux la maîtriser. Alliages métalliques, céramiques, composites… ici, on explore le lien entre procédés, microstructures et propriétés des matériaux. Grâce à des outils de caractérisation avancée et des modèles multi-échelles, nos enseignants-chercheurs inventent le concept de « Material by design » : concevoir les matériaux dès l’atelier de recherche, pour une performance sur-mesure. 🧠 Vous aimez la science fondamentale qui change le réel ? C’est ici que ça se passe. 🎯 Description du poste - ce que nous attendons de vous Le Laboratoire Georges Friedel (LGF) est une Unité Mixte de Recherche du CNRS (UMR 5307). Situé à l’École des Mines de Saint-Étienne et porté par deux tutelles (Mines Saint-Étienne et CNRS), le laboratoire regroupe tout le potentiel de recherche de Mines Saint-Étienne dans les domaines des matériaux, de la mécanique et des procédés. Le centre SMS - Sciences des Matériaux et des Structures - est l’un des cinq centres d’enseignement et de recherche de Mines Saint-Etienne. Au sein du LGF, il développe des recherches en science des matériaux, mécanique et procédés avancés de fabrication, pour le transport et la production d'énergie, avec un objectif d’accroître la durabilité des matériaux. Ce post-doc s'inscrit dans le cadre de la chaire « SIRA », un partenariat de quatre ans entre Mines Saint-Etienne et les sociétés Framatome et EDF, co-financé par l'Agence Nationale de la Recherche, portant sur le vieillissement des aciers faiblement alliés (16MND5) utilisés dans les composants du circuit primaire des réacteurs nucléaires à eau pressurisée. Ce post-doc est organisé selon quatre axes de travail. Le premier axe de travail concernera l’utilisation de l’hydrogène pour favoriser la rupture intergranulaire, préalable indispensable à la spectrométrie Auger sur fracture. Ceci permettra d’accéder à des niveaux de ségrégation faibles, insuffisants pour provoquer une fragilité intergranulaire « intrinsèque ». L’hydrogène est connu pour exacerber, dans certains cas, la fragilité intergranulaire. Il s’agira ici d’explorer les conditions dans lesquelles on peut obtenir pour l’acier de cuve des ruptures intergranulaires assistées par l’hydrogène. On pourra notamment étudier l’effet de la concentration d’hydrogène (introduit par chargement cathodique par exemple) et de la vitesse de sollicitation mécanique. La chaire pourra bénéficier ici des compétences du laboratoire sur la fragilisation par l'hydrogène. Le deuxième axe de travail porte sur le développement d'un modèle quantitatif pour l'analyse par Auger de la ségrégation intergranulaire des éléments d'alliages. Il s'agira d'une approche similaire à celle déjà développée pour le phosphore et le soufre, avec la difficulté supplémentaire de soustraire la contribution du volume, ici non-négligeable. Les troisième et quatrième axes de ce post-doc s'appuient sur le spectromètre Auger installé en décembre 2025. Cet équipement de dernière génération présente une résolution latérale inférieure à 10 nm. Ceci ouvre de nouvelles perspectives d'analyses que nous souhaitons explorer dans le cadre de la chaire, en particulier concernant l'analyse du carbone et des carbures, qui constitue le troisième axe de travail de ce post-doc. L'analyse Auger de la surface des carbures nanométriques devient possible avec le nouvel instrument et permet d'accéder à la composition chimique des interfaces carbures-matrice. De plus, l'analyse Auger des facettes intergranulaires pourra être faite en-dehors des carbures et permettra d'accéder à la quantification du carbone ségrégé dans le joint. Enfin, le dernier axe de travail consistera à développer une méthode de quantification de la ségrégation intergranulaire sans rupture. Il s’agira de travailler ici sur une coupe polie du matériau à étudier et à réaliser des analyses locales, par exemple des profils de concentrations à travers les joints de grains. Compte tenu de l'excellente résolution latérale, on peut ainsi espérer détecter la ségrégation par cette méthode. Une méthode de traitement des données devra être développée pour accéder à des concentrations intergranulaires de solutés. Une telle méthode a déjà été mise au point pour des analyses réalisées par nanoSIMS et pourrait être transposée sur la spectrométrie Auger. Elle permettrait de s’affranchir de la nécessité d'obtenir une rupture intergranulaire (particulièrement limitante en spectrométrie Auger), tout en conservant une préparation d’échantillon très simple (coupe polie) et une productivité potentiellement importante (grand nombre de joints analysables dans un échantillon donné).