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Thèse : gratuité des transports en commun en France (H/F) @ INRAE CLERMONT-ARA ST-GENES-CHAMPANELLE

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Vous exercerez votre activité au sein de l'Unité Mixte de Recherche Territoires (AgroParisTech, INRAE, Université Clermont Auvergne et VetAgro Sup). L'Unité Territoires est un laboratoire de recherche pluridisciplinaire, associant Sciences Humaines et Sociales et Sciences Biotechniques, dont les travaux portent sur l'observation, l'analyse et l'accompagnement des transitions territoriales. Votre mission consistera à réaliser une thèse en économie visant à évaluer les effets environnementaux, sociaux et économiques de la gratuité des transports en commun en France. Cette thèse sera dirigée par Lionel VEDRINE (chercheur en économie HDR) et co-encadrée par Chloé DUVIVIER (chercheuse en économie) et Stéphanie TRUCHET-AZNAR (chercheuse en économie). Outre cet encadrement, un comité de suivi de thèse, associant chercheur.euse.s français.e.s et internationaux.les ainsi que des acteur.trice.s de la mobilité, sera constitué pour veiller au bon déroulement de la recherche doctorale. Vous bénéficierez de l'environnement scientifique du laboratoire d'accueil ainsi que de l'intégration dans le Département INRAE Action, transitions et territoires (ACT). Le secteur des transports et la mobilité des personnes se situent au cœur des questions de transition environnementale et de justice sociale. En effet, les transports sont à l'origine d'une grande part des émissions de CO2 et de polluants locaux, dont les conséquences environnementales (changement climatique) et sanitaires ne sont plus à démontrer (Knittel, 2012 ; Santé Publique France, 2021). Face à ces enjeux, les politiques de mobilité cherchent à favoriser une transition vers des systèmes de mobilité plus durables, en s'appuyant principalement sur deux types de mesures jouant sur le comportement des ménages : des mesures coercitives (par exemple les Zones à Faibles Emissions mobilité) ou des mesures incitatives (par exemple le développement de l'offre de transport en commun). Si les premières sont souvent considérées comme efficaces pour répondre aux enjeux environnementaux (Lebrusán et Toutouh, 2021 ; Taylor et Fink, 2013), elles sont généralement perçues négativement et peuvent s'avérer particulièrement injustes pour les catégories les plus modestes de la population. Parmi les mesures incitatives, la gratuité des transports en commun (GTC) est perçue comme un moyen de réduire les émissions des transports sans contraindre financièrement les ménages mais aussi comme un levier pour améliorer la mobilité des plus vulnérables, contribuant ainsi à une transition écologique socialement juste. La gratuité des transports en commun est également souvent mise en avant comme un moyen de redynamiser le commerce de centre-ville, en facilitant son accès en transports en commun. La mesure fait toutefois débat. Outre son coût financier élevé, ses opposant.e.s mettent en avant l'incertitude de ses réelles retombées environnementales et sociales (David, 2022). Pourtant, à ce jour, peu de travaux scientifiques ont permis d'évaluer les effets réels de la gratuité des transports en commun au-delà de son impact en termes de fréquentation des transports en commun (Truchet-Aznar et al., 2026). La thèse visera à évaluer de manière approfondie les effets environnementaux, sociaux et économiques de la mesure, et l'articulation complexe entre ses objectifs potentiellement contradictoires. Plus précisément, il s'agira de répondre à quatre grands ensembles de questions : 1. Quel est l'effet environnemental de la gratuité des transports en commun ? 2. Quels sont les effets sociaux de la gratuité des transports en commun ? 3. Quels sont les effets économiques de la gratuité des transports en commun ? 4.Quels sont les éléments de contexte susceptibles d'influer sur les effets de la gratuité des transports en commun ?

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